Magazine Surface Vol. 42 No 3

VOL. 42 NO 3 12 VOL. 42 NO 3 13 nouvelle étape dans le processus d’estimation des matériaux de construction, doit représenter une avancée marquée et des gains importants pour eux, comme l’est la possibilité de n’utiliser qu’un seul logiciel en lieu et place de trois ou quatre outils différents », confirme Charles Simard. Comme l’indique ce dernier, l’équipe en est présentement à contacter différentes entreprises afin d’élargir son bassin de testeurs et de collaborateurs. « Une première cohorte est en développement. Dans le cadre du projet pilote avec Emard Couvre-Planchers, deux fonctionnalités ont été testées rigoureusement : l’analyse intelligente de documents de construction et le relevé automatisé de quantités. Et ça fonctionne, si l’on en croit les données recueillies. « KALK utilise l’IA pour automatiser une partie des analyses de devis, structurer l’information et ainsi accélérer le processus d’estimation, plus uniforme et plus fiable », précise M. Simard. KALK : UN LOGICIEL DE RUPTURE? Devant une telle refonte des méthodes et pratiques et une nouvelle manière d’envisager le processus d’estimation, historiquement fort laborieux, la question mérite certainement d’être posée : KALK risque-t-il de rencontrer une résistance, de générer une controverse auprès des experts faisant de l’estimation manuelle leur gagne-pain? Ce à quoi M. Simard répond : « Je ne crois pas, car il y a toujours un moyen d’avoir de la compétition. Il y en a quelques-uns aux États-Unis, mais pas vraiment au Canada. » Mais lorsque la question se fait plus précise, visant plus particulièrement les firmes d’estimation privées existantes qui se spécialisent dans cette tâche, Charles Simard livre ceci : « KALK ne génère pas de prix, seulement des quantités de matériaux. Ce n’est qu’en toute fin de processus que les quantités se voient marquées d’un prix, mais KALK ne va pas là, ne s’aventure pas dans cette zone grise au Québec. KALK ne s’aventure pas non plus dans la recommandation de matériaux types, locaux ou étrangers. Rien de ça. L’information utilisée se limite strictement à celle contenue dans les plans de l’architecte. Une fois les résultats finaux livrés, l’entrepreneur peut ensuite utiliser ses propres gabarits de prix de la manière qu’il voudra, selon ses ententes avec ses fournisseurs de céramique, de vinyle ou autre. Au final, la concurrence se jouera davantage au niveau des prix qu’au niveau des matériaux. Ce qui, de toute façon, n’aurait jamais dû être le cas. Il faut bien comprendre que KALK ne remplace pas l’estimateur, mais vise à l’aider à cerner et à mieux comprendre chaque projet plus rapidement. » DES CHIFFRES, DES FAITS En soumettant la solution logicielle à l’essai, les données recueillies seraient fort probantes. Charles Simard apporte des précisions : « KALK permet la compréhension du projet plus rapidement, soit à hauteur de 70 % pour la lecture des devis techniques par rapport à une approche manuelle. Il est important de souligner que KALK ne mentionne jamais quoi faire, seulement comment bien le faire. Ensuite, l’utilisateur n’a qu’à y appliquer son propre prix sur sa calculatrice. » À noter : KALK sera offert en ligne, selon une formule d’abonnement mensuel. BONNES MÉTHODES ET GAINS PRATIQUES Un autre fait important à retenir au sujet de KALK tient dans l’expérience utilisateur, pensée et concrétisée pour accélérer, sans sauter d’étape, l’ensemble du processus. Charles Simard livre un aperçu de la simplicité opérationnelle en place. « Une fois l’outil lancé, on ouvre les documents de plans et de devis et on sélectionne la bonne catégorie. L’utilisateur ouvre le devis et peut ainsi prendre de l’avance sur l’estimation en se créant une bibliothèque, en prenant des notes, en posant des questions à l’IA, en établissant une préestimation, en bénéficiant d’une assistance complète. Quand on sait qu’un tel document peut parfois faire plus de 600 pages, voilà une méthode qui saura certainement ravir les experts. Ensuite, lorsqu’on ouvre le plan, il n’y a DOSSIER

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