Magazine Surface Vol. 42 No 3

VOL. 42 NO 3 14 VOL. 42 NO 3 15 DOSSIER pas de surprise, le relevé est déjà prêt. Du côté des relevés de quantité, KALK permet de reconnaître certains des éléments des plans et d’assister rapidement l’utilisateur dans la structuration des surfaces et des données nécessaires à l’estimation. » LE REGARD VERS L’AVANT Si tout se poursuit sur cette belle lancée, la commercialisation de KALK – volet Couvre-Planchers pourrait débuter quelque part au mois de septembre 2026. « La stratégie, pour l’instant, est d’effectuer le lancement pour les entrepreneurs québécois. Ensuite, KALK pourrait être offert au reste du Canada assez rapidement, selon l’évolution des choses. Notre objectif est et demeure d’identifier des entreprises établies dans leur marché, afin de pouvoir démontrer les avantages de KALK. Donc, si nous visons le marché et de collaborer avec elles, de l’Ontario, nous chercherons des compagnies ontariennes. L’expertise externe, générée directement par des usagers, est toujours celle qui guide nos actions, nos solutions », confie M. Simard. Une fois que le volet Revêtements de sol sera offert à grande échelle, l’équipe prévoit intégrer deux autres secteurs de la construction à son offre destinée à devenir globale. « Pour l’heure, il est question principalement des volets Système intérieur, qui regroupe l’ensemble des travaux d’aménagement et de finition non structuraux qui permettent de diviser, d’isoler et de compléter l’espace à l’intérieur d’un bâtiment; et Revêtement extérieur, qui désigne l’ensemble des matériaux appliqués sur la face externe des murs d’un bâtiment pour constituer sa première ligne de défense contre les intempéries et définir son apparence, précise M. Simard. L’équipe veut bien faire les choses et utiliser la satisfaction des entrepreneurs envers KALK – volet Revêtement de sol pour ensuite les inviter à bénéficier des avantages des volets subséquents. À terme, KALK devrait être le seul logiciel complet. On ne s’y perd pas, tout est clair, l’utilisation est facile et les gains de temps sont très importants », rappelle ce dernier. EN PROCESSUS DE CERTIFICATION Au moment de l’entrevue, soit en juin 2026, l’équipe de KALK en était à valider certains processus de certification auprès des différentes instances de réglementation québécoise de la construction. « Pour l’instant, il ne semble y avoir aucun problème. Tout devrait se faire facilement et rapidement. Si le logiciel ne change jamais rien aux plans, aucune réglementation particulière n’encadre le logiciel, qui ne fait que lire ce qui y est inscrit. Ce qui est le cas de KALK, souligne M. Simard. Bien sûr, pour valider notre outil, différentes certifications et reconnaissances des autorités sont en cours, notamment auprès de la RBQ. Ce qui devrait aussi constituer un bon argument de vente supplémentaire. » Cela dit, l’équipe en est aussi présentement à présenter KALK à différents collèges offrant des programmes techniques de formation en estimation de construction du bâtiment, notamment le Collège Montmorency et le Cégep du Vieux-Montréal. « Voir un produit entièrement québécois être adopté et promu par des instances québécoises serait certainement une reconnaissance formidable », conclut Charles Simard, visiblement fier du travail accompli par son équipe et stimulé par celui qui reste à accomplir. CENTECH, C’EST QUOI? ÉMARD COUVRE-PLANCHERS LIVRE SON VERDICT Ayant répondu présent à titre de collaborateur tout au long de la phase de développement du logiciel KALK, l’entreprise Emard Couvre-Planchers (ECP), qui célèbre son 65e anniversaire de fondation cette année, a accepté de livrer ses impressions à la suite de son expérience d’utilisation. Hugo Émard, vice-président, a donc eu ces quelques mots. « Emard Couvre-Planchers, en tant qu’entreprise familiale, vise toujours à optimiser ses méthodes, ses pratiques, ses relations professionnelles et à réduire ses coûts, explique d’entrée de jeu M. Émard. Comme pour l’ensemble des entreprises offrant un service d’estimation, la charge de travail liée à cette activité, bien que nécessaire pour décrocher des contrats dans le secteur commercial, s’avère importante en matière de main-d’œuvre, d’heures dédiées, etc. Je me suis alors penché sur les possibilités offertes par l’automatisation et l’IA au niveau des relevés de quantité affichés sur les plans. Il faut rappeler qu’au fil des ans, l’entreprise a souscrit à plusieurs outils existants pour aider dans cette tâche, tous imparfaits ou incomplets. Par exemple, nous utilisions un outil complet qui permettait le calcul des tapis et des vinyles en rouleaux, mais ce dernier s’est révélé assez complexe en matière d’utilisation. Aucunement intuitif et très laborieux dans la production d’un plan assez standard en 2D. » POINT DE VUE DE LA FQRS Invité à commenter la conception et l’arrivée prochaine du logiciel KALK au sein de l’industrie québécoise, Dominic Gagnon, président de la FQRS, a eu ces quelques mots : « Il existe déjà quelques logiciels du genre sur le marché, mais aucun qui ne soit de conception québécoise, aucun qui ne semble élaboré de manière aussi intelligente et parfaitement adaptée à notre secteur d’activité. Les autres sont des outils généraux, qui n’entrent pas dans les spécificités du revêtement de sol. Pour la FQRS, un tel outil, élaboré à partir des normes de la construction québécoise, représente certainement un produit intéressant. Une présentation est prévue lors de notre tournoi de golf annuel, qui se tiendra dans les prochains jours, soit quelques semaines seulement avant son lancement officiel à grande échelle. L’ensemble de nos membres sera alors à même d’en découvrir les avantages et bénéfices. »

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