Magazine Surface Vol. 36 No 2

29 v o l . 3 6 n o 2 matériaux, produits, systèmes et services. C’est pourquoi le calcul d’origine utilise le systèem impérial et que celui-ci prévaut en toute si- tuation. Cette norme contient des suggestions pour la construction d’un plancher en béton afin d’en assurer l’acceptabilité pour l’installation de planchers résilients. Mais les recommandations des manufacturiers sont prépon- dérantes dans l’ensemble de la conception. L’ASTM-710 fut spécifique- ment conçue pour l’installation de revêtement de sol résilient, mais peut tout autant satisfaire les besoins des carreaux de tapis, des tapis, des planchers de bois, des films et de la peinture. C’est donc une bonne ressource pour débattre d’un point de litige. Attention, elle ne tient pas compte des lois, des pratiques ou de la sécurité applicable aux produits. C’est à vous de les connaître et de les appliquer selon l’endroit où se situent les travaux. Voici, de façon simplifiée, En quoi consiste l’ASTM-710 Test et observations à faire en premier lieu, idéalement avant d’envoyer une équipe complète. On consignera les résultats dans un rapport écrit (lieu, date, projet, heure, équipe, localisation des tests, etc.). N’oubliez pas que tous les manufacturiers tiennent pour acquis que vous appli- querez toutes ces techniques. • La température de la dalle : Celle-ci devrait se situer en moyenne à un minimum de 65 o F (18,3 o C) et un maximum de 85 o F (29,4 o C) 48 h avant, pendant et après l’achèvement de l’installation. • Le PH (« acidité ») : Utilisez du papier pH, avec sa charte de couleurs associée et de l’eau distillée ou déionisée. Placez plusieurs gouttes d’eau sur une surface propre de béton, atten- dez et déposez un morceau dans la flaque. Comparez avec la charte des couleurs et déterminez le pH; cela ne prend que quelques minutes. Fait à savoir, l’échelle de pH est exponentiel et est graduée de 0 à 14; un pH neutre est représenté par le chiffre 7. Les deux opposés sont néfastes pour les produits. Le pH normal du béton est de 9. • L’humidité : Tout d’abord, ne pas confondre «dur» et «sec», Une multitude de produits indique «prise rapide». Ce qui veut dire habituellement «dur». Mais quel est la concentration en eau? Actuellement, deux outils sont reconnus et un débat fait rage entre les deux (trop ou pas assez permissif). Pour mieux comprendre, consultez l’ASTM-2170 et l’ASTM-1869); vous ver- rez que la plupart des produits demande un taux d’évaporation maximal de 3 lb/1000 pc en 24 h, soit un taux d’humidité général qui se situe entre 35 % et 55 %. Le test de chlorure de calcium (ASTM-1869), qui mesure principalement le taux d’évaporation actuel de la dalle et qui pourrait varier selon certains facteurs externes comme un changement de saison par exemple. Ce test prend quelques jours (5). Les tests doivent être faits sur le béton structurel, ce qui implique d’enlever tous contaminants ou ajouts à la surface. Un délai d’acclimatation doit être fait advenant le meulage avant le test. Le test de type ‘’Rapid RH’’ (ASTM-2170) consiste à percer un trou et à y insérer une sonde. Celui-ci est plus restrictif, mais évalue le taux réel d’humidité contenue dans la dalle. Quelques heures suffisent, car un temps d’acclimatation doit être respecté entre le forage et la lec- ture • Contaminants : Ils sont multiples. Si l’on veut résumer, ce sont tous les produits qui nuisent à la perméabilité, aux pores et à l’adhésion de la surface d’origine. Certains sont solubles, comme la vieille colle brune à linoléum, d’autres doivent être enlevés mécaniquement, comme la peinture et les scellants. Parfois même, il faut carrément remplacer une partie de la dalle de béton quand il s’agit de produits graisseux, comme l’huile de refroidissement des tuyauteurs. Ils peuvent empêcher l’ad hérence ou même migrer à travers le revêtement! • Texture/profil de la dalle (CSP) : Souvent négligée, elle a toute son importance! Elle se compare à une charte reconnue de l’Association des cimentiers et définie dans l’ASTM-D7682.

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