Magazine Surface Vol. 32 No 3 - page 60

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SURFACE
juillet-août-septembre 2016
vraient être en hausse importante au cours
des prochains mois, des prochaines années.
Q
: Quelles seront les premières activités?
R
:
Tout débute cet automne. Il y aura un
grand événement de réseautage, probable-
ment en septembre, qui regroupera les en-
trepreneurs et les fournisseurs dans le but
de faire connaître les services offerts par
l’Association. Ce genre d’événement permet
de recruter, de recueillir des idées fraîches
et d’ajouter à la liste des personnes
ressources. L’ACTTM, version québécoise,
sera aussi à l’événement Contech 2016.
Q
: Depuis combien de temps l’idée était-elle dans
l’air? Et quel a été l’élément déclencheur de sa réa-
lisation?
R
:
La volonté de voir croître le nombre de
membres était dans l’air depuis environ
deux ans. La création de la version québé-
coise a été validée lors de la tenue d’une
rencontre avec le comité de direction. Des
budgets ont ensuite été votés afin de se
faire connaître et de développer le marché.
Q
: On peut donc s’attendre à ce que votre argument
principal de recrutement soit basé sur l’optimisation
des pratiques, et sur ce que cela peut représenter,
concrètement, pour le futur membre…
R
:
Exactement. Plusieurs des services of-
ferts gagnent à être connus. C’est le cas du
service d’inspection. En cas de litige sur un
chantier, que ce soit en cours de réalisation
de projet ou après coup, des professionnels
cumulant des dizaines d’années de pratique
peuvent se rendre sur les lieux et livrer un
rapport portant sur le respect ou non des
directives de l’ACTTM, le tout assorti de
recommandations précises.
Q
: Y a-t-il d’autres avantages?
R
:
Mis à part les huit guides disponibles et
les services d’inspection, l’ACTTM offre la
possibilité de mener des tests importants
pour l’industrie, dont le test Robinson qui
permet de simuler la circulation sur des as-
semblages de plancher, d’utilisation rési-
dentielle à industrielle et commerciale très
lourde. Ces essais permettent d’observer
comment ce système performera au fil du
temps. L’autre test est celui portant sur le
coefficient de glissement, très important
dans le secteur du terrazzo, de la pierre et
du carrelage, des surfaces installées, et ce,
dans le but de réduire le risque d’incident
pour les gens amenés à marcher sur ces
dernières. Ces équipements sont homo-
logués et peuvent être testés chez le client
membre. Certains importateurs ont recours
à cette technologie pour s’assurer de la
qualité et de la conformité avec les normes
minimales des produits en provenance
d’Asie ou d’Europe. Autres services : celui
d’élaborer une spécification en collabora-
tion avec des architectes pour un projet
d’envergure particulier, et l’offre de forma-
tions en ligne visant l’installation de revête-
ments de pierre naturelle, de terrazzo et de
carrelage. Toutefois, ces derniers sont, pour
l’heure, en version anglaise. Mais nous
aimerions en faire le doublage dans un
avenir à court ou moyen terme, si la de-
mande et les ressources sont au rendez-
vous.
Q
: Vous aimeriez rejoindre davantage les régions?
R
:
Oui, on y retrouve des détaillants qui ont
soif de connaissances, mais qui, pour dif-
férentes raisons, ne sont pas toujours en
mesure de quitter leur poste et de se rendre
dans les grands centres pour y suivre des
formations leur permettant de mieux servir
leur clientèle.
Q
: Parlez-nous de la composition de l’équipe de la
version québécoise…
R
:
Pour l’instant, elle sera principalement
constituée de deux personnes. Moi-même,
qui siège au comité de direction canadien
de l’ACTTM, et qui agit à titre de directeur
du comité d’inspection, de directeur de la
catégorie Fournisseurs pour l’Est du Canada
(Québec et provinces de l’Atlantique) et de
membre du comité technique de la version
québécoise. Je siège aussi au comité de di-
rection de la FQRS. Vincent Lamont, qui
siège à plusieurs comités de l’Association,
s’occupe, pour sa part, de la catégorie En-
trepreneurs pour l’Est du Canada.
Q
: Les budgets des entrepreneurs et des détaillants
sont souvent plus serrés qu’on ne le croit en matière
de publicité. Comment entendez-vous rivaliser avec
les chambres de commerce, les journaux et la presse
spécialisée qui offrent une adhésion ou des reportages
publicitaires? Comment démontrer que l’adhésion à
l’ACTTM va au-delà de la publicité et implique le
développement de sa pratique et de ses affaires?
R
:
À l’ACTTM, chaque dépense s’avère être
un investissement. Quand les affaires vont
bien et que les clients sont satisfaits, l’im-
portance d’appartenir à une association
peut paraître moins évidente. Mais
lorsqu’une situation problématique se
présente, peut-être à cause d’un employé,
la perte de réputation et de temps néces-
saire à la résolution peut avoir des effets
importants sur une entreprise. Nos guides
et nos services permettent d’éviter ce
genre de situation.
Q
: Que peut-on répondre à ceux qui pourraient voir
un conflit d’intérêts entre le fait que vous soyez à la
tête de l’ACTTM et directeur des Services techniques
chez MAPEI?
R
:
Que dans cette affaire MAPEI s’engage à
me donner des disponibilités pour assister
à des événements ponctuels, et qu’elle n’est
pas la seule entreprise de l’industrie des
revêtements de sol à être représentée au
sein du comité de direction de l’ACTTM, qui
compte une douzaine de sièges. L’Associa-
tion s’assure également du fait qu’il existe
toujours un équilibre entre les entrepre-
neurs et les fournisseurs, et ce, d’un océan
à l’autre. Donc, tout n’est pas laissé dans les
mains d’un seul joueur. Fait à noter : nous
sommes élus, pas nommés.
Q
: L’offre de l’ACTTM n’aurait-elle pas dû provenir de
la FQRS?
R
:
La FQRS, avec laquelle nous travaillons
dans le but de mettre sur pied un projet, est
plus proche de ses membres carreleurs dé-
taillants, alors que l’ACTTM est plus près des
carreleurs entrepreneurs. Il y a probable-
ment quelques petites choses qui se
croisent, mais je crois qu’il y a de la place
pour les deux entités. Par exemple, la FQRS
tire sa force du réseautage et du partage de
connaissances, alors que l’ACTTM mise da-
vantage sur ses guides et ses services
spéciaux. Il existe une certaine complémen-
tarité dans la mesure où la FQRS recherche
un partenaire plus spécialisé technique-
ment, ce qu’est l’ACTTM. Il est certainement
possible d’organiser certains projets en-
semble. L’avenir nous le dira.
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