Magazine Surface Vol. 32 No 3 - page 28

béton clair à la résine époxy, qui offre un
fini clair et lustré. Peu importe le produit
choisi, le processus débute par la scarifica-
tion de la surface de béton afin d’en exposer
la pierre dans d’en arriver au fini désiré.
« Lorsqu’un revêtement transparent est ap-
pliqué sur un plancher de béton, sa surface
nécessit moins de préparation. Un premier
passage avec la rectifieuse à disque dia-
mentée est nécessaire pour ouvrir la sur-
face du béton et exposer la pierre, tandis
que le second passage est nécessaire pour
terminer l’exposition de la pierre et sup-
primer les rayures laissées sur le plancher
lors du passage initial », explique M. Des-
jardins.
Le béton clair offre plusieurs avantages
tant par ses caractéristiques protectrices
qu’esthétiques. « Il nécessite peu de joints
et possède une très bonne adhésion aux
surfaces à revêtir. Le béton clair est parfait
pour les sous-sols, les bureaux et les com-
merces puisqu’il possède une bonne résis-
tance dans les zones de circulation
intense », note l’entrepreneur qui ajoute du
même souffle que la tendance pour le
secteur commercial léger serait au béton
clair et lustré, idéal pour l’aménagement
de bureaux. Par ailleurs, du côté des
restaurants, la nouvelle ligne de produits
époxy à fini métallique aurait la cote.
Quant aux locaux commerciaux, usines et
entrepôts en tête, la résine époxy colorée
100% solides serait en vogue.
Quant au revêtement au polyrésine ou
polyaspartique, en raison de ses qualités
intrinsèques, il s’est rapidement imposé
comme un produit de qualité et en tant
que solution de rechange à la résine
époxy. « À l’origine, il s’agit d’un produit
qui, une fois giclé, sert de membrane
coupe-vapeur. Sans devenir trop tech-
nique, disons seulement que la polyrésine
est un sous-groupe de polyuréthane,
formé lorsque les isocyanates réagissent
avec
l’eau
pour
créer
des
polyétheramines ou une liaison uréthane.
Comme la résine époxy, il s’agit d’un com-
posant fait de deux parties, soit une résine
et un catalyseur provoquant la réaction de
durcissement du matériau très rapidement,
en moins de cinq minutes », précise M. Des-
jardins. Sa teneur en composés organiques
volatils (COV) va de très faible à nulle, en
plus d’avoir un taux d’allongement qui dé-
passe 300 %, le rendant plus souple que la
résine époxy. Ce qui permet à certains pro-
duits l’obtention de crédits LEED.
Perspectives de développement
« Le concept initial de l’entreprise visait la
clientèle des propriétaires de voiture de
luxe, de collectionneurs de véhicules
sportifs, automobiles et motos en tête, mais
avec le recul, Béton Surface dessert davan-
tage les propriétaires de maison en tant
que fournisseur de solutions de protection
et d’entretien », révèle le président. « Le
nombre de personnes qui décident de ne
plus mettre la voiture dans le garage de
peur de voir le calcium gruger le béton est
plus élevé qu’on ne le croit. » Une réalité qui
tend à prouver la pertinence de l’offre de
l’entreprise et ses possibilités commer-
ciales.
Toujours selon M. Desjardins, le terri-
toire québécois, qui compte pour l’heure six
franchises, pourrait en accueillir jusqu’à 20.
Chaque franchisé suit une formation pra-
tique et théorique complète d’une durée de
deux semaines, donnée au siège social qui
a pignon sur rue à Saint-Hubert. « Vente,
marketing, comptabilité et ressources hu-
maines : tout y passe afin que le franchisé
soit un entrepreneur à part entière, et non
un simple applicateur », souligne le fonda-
teur de la marque.
Interrogé à savoir si le genre de pro-
duits offerts constitue une valeur ajoutée
pour hausser la valeur de vente d’une
maison ou pour faire baisser les primes
d’assurance, M. Desjardins répond ceci :
« Actuellement, peu de promoteurs immo-
biliers ou d’entrepreneurs généraux nous
téléphonent à ce sujet au moment de la
réalisation du projet. Toutefois, les syndi-
cats de copropriétés nous contactent dix
ans après la fin du projet pour retenir nos
services afin de contrer l’effritement du
béton ou pour réaliser des membranes
pour balcons ou des sas d’ascenseur. Pour
ce qui est des assureurs, à ma connais-
sance, une telle protection n’est pas en-
core reconnue comme une protection
supplémentaire contre les sinistres et
inondations. Pourtant, dans le cas d’une
inondation, un revêtement de sol en bois
est une perte totale, alors qu’un plancher
à la résine époxy métallisée en sort par-
faitement indemne… » À méditer.
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SURFACE
juillet-août-septembre 2016
Béton Surface possède actuellement un réseau
de six franchises, au Québec et en Alberta,
un réseau appelé à grandir au cours des prochains
mois. Ses équipes professionnelles peuvent
revitaliser toutes les surfaces
__
plancher de garage,
sous-sol ou terrasse extérieure
__
et reçoivent une
formation continue sur la santé et sécurité au
travail, sur les nouveaux procédés et
les nouvelles technologies de l’industrie.
La bannière s’affiche également lors de nombreux
forums internationaux. L’entreprise dessert
actuellement les régions de Montréal, Québec,
l’Estrie, la Montérégie et même
Edmonton en Alberta (sous le nom B-Protek).
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