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SURFACE
• juillet-août-septembre 2016
de nouveaux produits et marchés. « Entre
autres, un système d’usinage cinq axes, une
moulurière numérique, des plans de
débitage automatique avec œil magique et
un système de dépoussiérage ajustable ont
été acquis », précise M. Bergevin. « Tout ça
s’ajoute aux acquisitions ponctuelles, par
exemple de machines MH1 pour produire du
plancher linéaire et d’unités permettant la
production en grande quantité de panneaux
laminés. » Le président ne tarit pas d’éloges
au sujet des gains de temps de production
réalisés. « Auparavant, la chaîne nécessitait
entre 60 et 90 minutes d’ajustement pour
une moulure, ce qui est bon quand on pro-
duit 15, 20 ou 100 000 pieds, mais pas quand
on sort 150 ou 200 pieds, comme le veut le
nouveau marché. La nouvelle technologie
permet des ajustements se situant entre 5
et 15 minutes. » Il va sans dire que ces nou-
velles méthodes ont entraîné
des changements en matière
de gestion d’inventaire. « Dé-
sormais, les quantités sont
produites rapidement sui-
vant la commande, et non
manufacturées à l’avance et
stockées en entrepôt », note
M. Bergevin.
Depuis cette période d’investissements
massifs, Bois Expansion est en mesure de
répondre à tous les clients, peu importe leur
niveau de marché. À preuve : de nouveaux
produits ont été créés, produits ouvrant de
nouveaux marchés. « Nous avons, entre
autres, ajouté les moulures cintrées, les vis
sans fin et de nouveaux laminés à notre
offre. De plus, il est maintenant possible de
réaliser, par exemple, des sculptures ou des
reproductions pour les manoirs à raison de
50 ou 60 unités à la fois, au lieu d’une par
semaine en mode manuel. » Au nombre des
autres possibilités offertes par la nouvelle
machinerie d’usinage, ce dernier cite les
marches d’escalier, auparavant offertes ex-
clusivement en modèle 1 1/16 po, aujourd’hui
proposées en 2, 3 ou 5 po d’épaisseur. « Un
nouveau marché pour Bois Expansion et un
marché plus abordable pour le consomma-
teur, vu les capacités de production aug-
mentées », confirme-t-il.
Vision, expansion et acquisition
Si Bois Expansion a des compétiteurs sur les
marchés de l’escalier, de la moulure et du
plancher, l’entreprise n’a pas concurrence
en tant qu’entreprise, de modèle d’affaires.
M. Bergevin à ce sujet : « Nous avons
développé un marché de niche que les
autres n’ont pas. Plus précisément, nous
fabriquons des moulures de MDF de haute
précision pour des compagnies spécialisées
dans le recouvrement de polyester et de
thermoplastique. Une précision qui permet
à celles-ci d’usiner de nouveaux produits
plus sophistiqués, que ne peuvent offrir nos
concurrents. »
Si, dans le milieu, très peu de chefs d’en-
treprise savent que Bois Expansion con-
tribue à la qualité des produits qu’ils
vendent, la situation pourrait changer au
cours des prochains mois, des prochaines
années. « À la suite de différentes activités
tenues grâce aux ressources offertes par le
concours Passeport PME, que nous avons
remporté en 2015, l’entreprise étudie
présentement la possibilité d’exporter
directement aux États-Unis, ce qui chan-
gera grandement la donne », révèle Éric
Bergevin.
À la mi-septembre 2016, Bois Expansion
a inauguré son nouveau bâtiment de
séchage de 25 000 pi ca, portant ainsi l’aire
totale des installations à St-Jean-sur-Riche-
lieu à 115 000 pi ca. Une dizaine d’emplois
ont été créés, pour un total d’environ 70.
Et ce n’est pas tout, d’autres actions
stratégiques sont prévues à court terme.
« Ce nouvel espace servira également à
réaliser une acquisition d’entreprise et à ra-
patrier l’ensemble de ses activités ici, confie
le nouveau président. En moyenne, au cours
des prochaines années, Bois Expansion
prévoit faire deux acquisitions annuelle-
ment. »