Magazine Surface Vol. 32 No 3 - page 15

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SURFACE
• juillet-août-septembre 2016
méthodes et designs purement québécois.
Elle n’en deviendra que plus accessible. Les
architectes et designers sont-ils au fait de
ce phénomène et sont-ils prêts à l’intégrer
à leurs spécifications? Il faudra également
qu’un distributeur canadien s’y intéresse,
car pour l’instant, l’importation rend le
matériau hors de prix. »
Bien que, pour l’heure, le shou-sugi-ban
soit un procédé qui se distingue par le
degré de personnalisation offert et la dex-
térité artisanale nécessaire, risque-t-on de
voir les magasins à grande surface s’em-
parer du phénomène en proposant, par ex-
emple, des ensembles complets visant les
rénovateurs avertis? « C’est possible,
répond Pierre Riopel. Les grandes chaînes
le font déjà avec le bois torréfié. Et comme
le procédé permet la production de masse
sans l’uniformisation du procédé, tout est
possible. Évidemment, je ne saurais dire si
tous les effets de texture et de finition
possibles seront offerts, les grandes entre-
prises ayant plutôt à cœur de réduire les
possibles en quelques modèles et varia-
tions. J’ignore également si l’aspect recy-
clage du cèdre serait pris en considération
dans de telles conditions de production.
Cela dit, si je doute qu’un couple puisse
avoir le goût de traiter les pièces du revête-
ment extérieur de leur maison selon une
formule planche par planche, je crois que
cela serait possible dans des entreprises
plus modestes, que ce soit un cabanon de-
sign ou une clôture, par exemple. » Pour sa
part, Daniel Bellerose est plutôt d’avis qu’il
reviendrait aux détaillants spécialisés d’of-
frir une telle solution de type « faites-le
vous-même ». Qui brûlera verra…
Meuble dont la finition est semi-brûlée et semi-
huilée.
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